La rentrée des classes est-elle bonne même pour les investisseurs immobiliers ?

Découvrir Jean-Baptiste Demay, expert en investissement immobilier

Jean-Baptiste

Avec la crise sanitaire, l’économie du pays est mise à mal dans de nombreux secteurs d’activité et particulièrement en cette fin d’année. Alors faut-il pour autant arrêter tout investissement immobilier dans ce contexte ?

Nous avons analysé les données fondamentales et les paramètres économiques qui peuvent influer sur cet investissement.

Les impacts sur les différents types d’investissement

L’immobilier regroupe plusieurs catégories de biens. Le contexte actuel met en évidence des perspectives d’évolution bien différentes pour chacune. 

 

L’immobilier locatif :

Malgré les craintes d’une augmentation du chômage pour les ménages français, il faut prendre en compte qu’il y a 11 millions de Français mal logés.

Il existe également un déficit structurel de logements neufs ; la France en construit 400 000 par an alors qu’il en faudrait au moins 600 000.

Et en considérant la période de confinement et la non consommation, les Français disposent d’environ 150 milliards d’euros d’épargne supplémentaires. Celle-ci peut tout à fait constituer un apport personnel pour un achat immobilier. Des premiers chiffres indiquent déjà une reprise des transactions immobilières au mois de juin, bien au-delà d’un simple rattrapage. Mais attention car après cinq années consécutives de hausse des volumes dans l’immobilier ancien, l’année 2020 n’inscrira pas un nouveau record.

Cependant et compte tenu du contexte financier, nous sommes raisonnablement optimistes sur l’immobilier résidentiel. Et nous vous accompagnons pour le faire, découvrez notre prestation.

 

L’immobilier de bureaux :

Avec l’incitation très forte du gouvernement et des entreprises à développer le télétravail pour tous les secteurs qui le peuvent, ce sont des mètres carrés en moins d’occupation pour les sociétés. Une première estimation fait état en Ile-de-France de 20% de mètres carrés de bureaux libérés.

Nous resterons donc prudents sur ce type de biens.

 

L’immobilier commercial :

Cette crise a accéléré le développement des achats en ligne. Leur part de marché représentait déjà 103 milliards d’euros en 2019. Nul doute que le CA du e-commerce pour 2020 sera bien supérieur. Nous assistons a un transfert des achats du commerce traditionnel (magasins des centres commerciaux par exemple) au profit des enseignes du e-commerce.

Nous sommes également prudents sur l’immobilier commercial.

 

L’immobilier logistique :

Il s’agit du besoin d’entrepôt pour satisfaire la demande croissante du e-commerce afin de gérer toute la chaîne d’approvisionnement et d’expédition.

Nous sommes plutôt confiants sur ses perspectives.

Le contexte financier

La récession à laquelle nous assistons actuellement est tout à fait singulière. En effet, les banques centrales que ce soit la FED, aux Etats-Unis, ou la BCE, en Union européenne, soutiennent l’économie en injectant massivement des liquidités. Cela devrait se poursuivre en 2021. A titre d’exemple, la BCE va injecter 1 600 milliards d’euros cette année. 

Ce recours par les banques centrales à cette politique de Quantitative Easing (QE) que l’on traduit par Assouplissement Quantitatif se matérialise par le rachat massif des titres de dettes ou autres actifs financiers. Dans le jargon financier, on appelle cela l’hélicoptère monétaire. De ce fait, les investisseurs se retrouvent avec des liquidités qu’il faut réinvestir en rééquilibrant les portefeuilles par rachat d’autres actifs (un achat immobilier par exemple). 

Ce mécanisme de rééquilibrage des portefeuilles ne détruit pas la monnaie mais augmente la valeur de ces actifs.

Pour vous, investisseurs dans l’immobilier locatif, que retenir ?

Malgré un contexte économique défavorable mais grâce à la politique monétaire accommodante, nous pensons que les prix de l’immobilier ancien vont rester relativement stables, voire connaître une hausse modérée pour des biens recherchés.

Car encore une fois, la différence de valorisation à moyen long terme entre deux investissements immobiliers locatifs dans l’ancien sera bien fonction du choix de l’emplacement et de la qualité intrinsèque d’un bien par rapport à l’autre.

Si vous souhaitez être accompagné, n’hésitez pas à nous contacter pour qu’on puisse établir votre profil investisseur.

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